Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/284

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sance à Nono d’avoir sauvé son enfant, il l’avait pris chez lui ; même qu’il n‘avait pas à se plaindre de son travail. Que, en effet, l'accusé avait souvent raconté des histoires invraisemblables sur Autonomie, mais que, trompé par son air candide, il n’avait pas cru au premier moment à la criminalité de ses intentions. Qu'il en demandait pardon au tribunal, promettant d’être plus clairvoyant à l’avenir.

Et il se retira sans avoir osé regarder Nono.

Les suivants qui furent appelés étaient plusieurs de ceux qui avaient assisté aux causeries, et ce fut sous la frayeur de partager le sort de l’accusé qu’ils déposèrent en le sens que leur dicta le président.

Et l‘audition des témoins étant close, l’homme rouge se leva et prit la parole.

Il parla longuement de l'ordre magnifique qui présidait aux destinées du peuple soumis à Monnaïus ; parla de la bienfaisance de ceux que la fortune avait comblé de ses dons ; de leur sollicitude pour les malheureux, de leur ingéniosité à procurer du travail à ceux qui