Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/290

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Atterré, il fut ramené à son cachot, où il succomba à l’accablement. Il s‘assit sur sa pierre et y resta cloué par l’angoisse. Des larmes brûlantes coulèrent de ses paupières. La nuit vint sans qu’il s’en aperçut.

À la fin, le désespoir le prit si fort qu’il résolut de mourir. Se levant d'un bond, il voulut se briser la tête contre le mur. Mais un rayon de lune qui pénétrait par la lucarne vint le frapper au visage et l'arrêta dans son élan. Sur ce rayon il vit glisser une jeune femme au visage radieux, enveloppée d‘une clarté douce faisant ressortir le vert de sa robe.

— Je suis l’Espérance, dit-elle, je suis envoyée vers toi par Solidaria qui ne peut se hasarder dans les États de Monnaïus, tant que les habitants ne la désireront pas de tous leurs vœux.

Mais elle te fait dire de ne pas perdre courage. Tes amis d’Autonomie pensent à toi et aux moyens de te délivrer. Trois d‘entre eux l’ont déjà quittée pour Argyrocratie dans l'espoir de t’être utile.