Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/38

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Pendant un moment, l’insecte se traîna lourdement sur la mousse, le corps alourdi par l’humidité, les ailes froissées par le contact de l’eau, ayant du mal à se tenir sur les pattes. Puis, lorsqu’elle eut un peu repris la liberté de ses mouvements, elle commença à se passer les pattes de derrière sur les ailes afin de les sécher. Enfin, lorsqu’elle fut assez forte à son gré, elle prit son vol et s’élança dans l’espace en bourdonnant.

Mais, chose étrange, il semblait à l’enfant étonné que ce bourdonnement prenait forme de langage ! Il lui sembla comprendre que l’insecte lui disait : « Tu as eu soif, l’oiseau que tu as sauvé t’a mené à cette fontaine où tu as pu te désaltérer, et où je me serais noyée sans ton secours. Suis-moi, je te guiderai là où tu pourras te rassasier. »

Nono savait fort bien que les insectes ne parlent pas ; mais il avait tellement lu des livres de contes où l’on faisait parler les animaux, tellement récité de fables à l’école où l’on faisait parler non seulement les animaux, mais