Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/39

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


aussi les insectes les plus infimes, jusqu’aux plantes et aux minéraux qui faisaient des discours que bien des êtres humains auraient été incapables de tenir, et dont très peu de gens seraient à même de comprendre la sagesse, — lorsque ces discours s’avisaient d’être sages — ce qui n’était pas toujours le cas.

Notre affamé ne fut donc pas étonné outre mesure, non pas d’entendre parler l’abeille — il n’était pas très sûr qu’elle lui eût tenu ce petit discours, convaincu plutôt que c’était le fruit de son imagination — mais, il aimait à penser qu’elle pouvait le lui avoir tenu. Il suivit donc l’abeille tout réconforté ; le vol de l’insecte, du reste, lui permettant de le suivre sans fatigue.

Ils traversèrent ainsi le bois qui commençait derrière les rochers, et arrivèrent à un vallon agreste, tout rempli de fleurs des champs. Toutes les variétés qui, ailleurs, fleurissent à des époques différentes, se trouvaient là, réunies, en pleine floraison.

Coquelicots étalant leurs pétales d’un rouge