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IX


RETOUR AU GRAND SÉMINAIRE DE MONTRÉAL


À Montréal, je me retrouve avec la plupart des anciens professeurs. L’abbé Lecoq est toujours là et y tient le même rôle bienfaisant. En dogme, la chaire appartient, cette année-là, à l’abbé Arthur Curotte[1], alors en possession de sa vigueur intellectuelle. Grosse tête de métaphysicien et de théologien comme ma génération en aura connu quelques-uns, tels que l’abbé Philippe Perrier[2], l’admirable curé, l’abbé Edmour Hébert[3], l’un des fondateurs des syndicats ouvriers catholiques, le fin et éminent prélat québécois Mgr Louis-Adolphe Paquet[4], tous trois maîtres en sciences ecclésiastiques et qui, ce me semble, n’ont guère été dépassés. Le manuel alors en usage, au Séminaire, pour l’enseignement du dogme, c’est Hurter, manuel qui, selon la mode moderniste, incline déjà par trop vers la théologie positive. L’abbé

  1. Arthur Curotte (1869-1942), ptre ; prélat domestique ; canoniste ; secrétaire de l’Université Laval de Montréal (1899-1908). Décédé à Rome.
  2. Philippe Perrier (1870-1947), ptre ; protonotaire apostolique ; curé de la paroisse Saint-Enfant-Jésus du Mile End, de Montréal (1914-1930) ; vicaire général de l’Archidiocèse de Montréal (1940-1947). Voir « Une figure de prêtre », par Lionel Groulx, Le Devoir, 26 avril 1947.
  3. Edmour Hébert (1879-1937), ptre ; vicaire à la paroisse Saint-Enfant-Jésus du Mile End (1916-1918), années pendant lesquelles l’abbé Groulx y séjourne ; supérieur du Séminaire de Sainte-Thérèse (1927-1930). Auteur de brochures sociales.
  4. Louis-Adolphe Paquet (1859-1942), ptre ; prélat apostolique ; professeur de théologie à l’Université Laval de Québec (1884-1902) ; secrétaire et doyen de la Faculté de théologie (1903-1933) ; vicaire général du diocèse de Québec. Auteur de nombreux ouvrages.