Page:Groulx - Mes mémoires tome II, 1971.djvu/288

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284 MES MÉMOIRES Le problème économique Edouard Montpetit: L’indépendance économique des Canadiens français Antonio Perrault: L’aspect moral Olivar Asselin: Les lacunes de notre organisation économique Emile Miller: Notre avoir économique Anatole Vanier: Le facteur agricole Georges Pelletier: Notre industrie Léon Lorrain: Le commerce canadien-français Beaudry Léman: Les institutions de crédit Henry Laureys: Notre enseignement commercial et technique Orner Héroux: Assurances et mutualités J.-Ernest Gendreau: Le problème économique et l’enseignement scientifique supérieur Lionel Groulx: Conclusion de l’enquête (L’Action française, vol. V-VI) Je n’ai nulle intention d’analyser ni de résumer ces travaux. J’en indique simplement la série à ceux de la jeune génération, bien persuadés que le monde a commencé de tourner avec eux et qu’il leur a été imposé de tout recommencer à zéro. Peut-être soupçonneront-ils qu’à tout prendre leurs devanciers ont porté parfois en tête des idées suffisamment hardies et qu’ils ne se sont pas nourris exclusivement d’« agriculturisme ». Voici un autre extrait de mon article-manifeste: Il nous a fallu partir de ce point que les Canadiens français doivent être les maîtres au moins dans leur province et que, sous peine d’être à jamais une race ancillaire, ou de renoncer, comme personnalité ethnique, à la propriété d’un territoire, ils ne peuvent abandonner à d’autres l’administration de leur sol et de ses richesses. Le droit de la conquête, pensons-nous, ne sau¬ rait s’étendre jusqu’à l’ordre économique. Sur ce sol qui fut pendant trois cents ans la propriété de leurs pères, les Cana¬ diens français gardent, à tout le moins, un droit d’aînesse. En conséquence le territoire du Québec ne peut être considéré comme un territoire vacant, ouvert à l’enchère cosmopolite, mais un territoire déjà marqué d'un titre de possession et desti¬ né à fructifier pour une race française. Nullement opposé à la collaboration du capital étranger, pour¬ vu qu’il s’agît d’une collaboration conditionnée, j’ajoutais: