Page:Groulx - Mes mémoires tome II, 1971.djvu/327

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QUATRIÈME VOLUME 1920-1928 319 C’est l’issue d’une lutte qu’ils auront menée, avec un entrain merveilleux, depuis plus de dix-sept ans. Et c’est une nouvelle preuve, une preuve décisive, que rien ne vaut, pour le triomphe de ses droits, comme de les défendre. Le gouvernement de To¬ ronto ferait-il aujourd’hui ce qu’il s’apprête à faire, si les Franco- Ontariens n’avaient écouté que les prédicants de tolérance par¬ mi eux, n’avaient, depuis dix-sept ans, revendiqué virilement les droits de l’école française, agité l’opinion et jusqu’à faire de la question de leurs écoles, une question de politique générale où se sont vues engagées la paix générale du pays et les destinées du parti conservateur ?... Le sentiment de la justice et le vrai sentiment canadien-français attribueront la victoire d’abord à l’Association canadienne-fran¬ çaise de l’Ontario, puis au Droit d’Ottawa qui ont inspiré et dirigé la lutte avec une magnifique énergie, sans jamais une défaillance (XVIII: 178-179). J’ai dit ailleurs, dans un autre volume de ces Mémoires, je crois, l’aide qu’à leur appel j’ai moi-même portée maintes fois aux Franco-Américains. C’est à eux que s’adressait L’Amitié fran¬ çaise d’Amérique. Combien de fois, mandé là-bas par des amis, j’ai pris, en ce temps-là, le train de Boston ! L’Action française ne marchande pas davantage son appui, sa publicité, aux insti¬ tutions, aux sociétés de caractère national. Sans nous laisser arrê¬ ter par les mesquineries ou par la « petite guerre » de quelques- uns de ses Cercles, je salue, d’un article spécial, les « Vingt ans de l’ACJC » (XI: 360-372). Nous faisons généreux écho à ses Congrès de 1924 (XII: 47-53) et de 1925 (XIV: 50-52), à sa Voix de la jeunesse catholique (IX: 253). Je prends la parole devant le Comité régional de Montréal, en 1928 (XX: 376-381). La Société Saint-Jean-Baptiste obtient généreuse publicité (I: 253-254). Les journaux indépendants, Le Droit, Le Devoir, Le Pa¬ triote de l’Ouest, ont leur part d’hommages. A l’occasion de son dixième anniversaire, j’adresse moi-même le salut fraternel au Devoir (IV: 28-33): le superbe combattant qui nous a délivré « du sortilège politique », qui « nous a refait une vue synthéti¬ que, hiérarchique des choses et des valeurs », qui « a été un ma¬ gnifique ouvrier de salut national ».