Page:Guillot - Le dit des rues de Paris (1300), préface, notes et glossaire de Mareuse, 1875.djvu/45

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De ſa parole moult vilment.
La rue de la Chaveterie[1]
Trouvai ; n’alai pas chies Marie
En rue Saint-Syphorien[2],

    taliers de Saint-Jean-de-Jérusalem qui s’y étaient établis à la fin du douzième siècle.

    Elle prit ensuite les noms de Saint-Jean-de-Jérusalem et de Saint-Jean-de-Latran. Elle a disparu pour le dégagement du Collège de France.

  1. De la rue Saint-Ylaire à la rue au Duc de Bourgoingne.

    Le copiste aura probablement fait erreur, le nom véritable devait être de la Charreterie, parce qu’il y avait beaucoup de charretiers dans cette rue. On la voit nommée plus tard rue des Charrières et des Charrettes ; actuellement c’est la rue Chartière.

  2. De la rue au Duc de Bourgoigne à la rue Saint-Estienne.

    Sur l’emplacement de cette rue était une chapelle dédiée à Saint-Symphorien, chapelle qui remontait à une haute antiquité, et qui disparut au dix-septième siècle.

    La rue Saint-Symphorien devint plus tard la rue des Cholets, du nom du collège des Cholets qui s’y trouvait. Ce collège avait été fondé par Jean Cholet, légat du pape, à la fin du douzième siècle

    Le collège Sainte-Barbe a fait disparaître cette voie publique en 1845.