Page:Guillot - Le dit des rues de Paris (1300), préface, notes et glossaire de Mareuse, 1875.djvu/69

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La rue à Moingnes de Jenvau[1]
Porte a à mont & porte à vau ;
En prèz rue Jehan-Lointier[2] ;
Là ne fu-je pas trop lointier
De la rue Bertin-Porée[3],
Sanz faire nule eſchaufourée,

  1. De la rue Saint-Germain à Couroiers à la rue Jehan-Lointier.

    Les moines de Joienval habitaient cette rue. De là lui est venu son nom.

    Au quatorzième siècle, elle se nommait rue des Deux-Portes, car elle était fermée à ses deux extrémités. En 1636, c’était la rue de la Chapelle-aux-Orfèvres, en l’honneur de la chapelle que les orfèvres du voisinage y avaient fait bâtir. Dans ces derniers temps, c’était la rue des Orfèvres. Elle n’existe plus aujourd’hui.

  2. De la rue a Lavendières à la rue Bertin-Porée.

    Elle doit son nom à un propriétaire. Elle devint, plus tard, rue Philippe-Lointier, et, enfin, rue Jean-Lantier.

  3. De la rue Saint-Germain à Couroiers à la rue Guillaume-Porée.

    Ce nom vient d’un bourgeois qui habitait la rue. C’est actuellement la rue Bertin-Poirée.