Page:Guillot - Le dit des rues de Paris (1300), préface, notes et glossaire de Mareuse, 1875.djvu/86

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Jehan Pincheclou d’autre part
Demoura tout droit à l’encontre.
Or dirai ſanz faire lonc conte :
La Petite-Truanderie[1]
Et rues des Halles[2] s’alie ;
La rue au Cingne[3], ce me ſamble,

    naissance, l’heureux amant fit reconstruire le puits, où il fit graver ces vers :

    L’amour m’a refait,
    En 1525, tout à fait.

    Ce lieu devint alors un lieu de pélerinage où les amants juraient de s’aimer toute la vie.

  1. De la rue Maudestour à la Grant-Truanderie.

    Le nom de Truanderie vient probablement des truands ou mendiants qu’on trouvait dans cette rue. Suivant Jaillot, il viendrait de truage, qui signifie impôt. En effet, il y avait, rue de la Grande Truanderie, un bureau où on percevait les droits d’entrée des marchandises entrant dans Paris. Cette rue s’est appelée aussi rue du Puits-d’Amour et rue de l’Ariane.

  2. De la rue Maudestour à la rue de la Formagerie.

    Il s’agit probablement de la partie des Piliers des Halles comprise entre ces deux rues.

  3. De la rue Saint-Denis à la rue Maudestour.

    La rue du Cygne devait son nom à une maison, dite du Cygne, qui s’y trouvait.