Page:Guillot - Le dit des rues de Paris (1300), préface, notes et glossaire de Mareuse, 1875.djvu/87

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Encontre Maudeſtour aſſamble
Droit à la Grant-Truanderie[1]
Et Merderiau[2] nobli-je mie,
Ne la petite ruelete
Jehan Bingue[3], par Saint-Cler, ſurète.
Mon chemin ne fu pas trop rogue.
En la rue Nicolas Arode[4]

  1. De la rue Saint-Denis à la rue Nicolas-Arode.

    Même étymologie que la rue de la Petite-Truanderîe.

  2. De la Grant-Truanderie à la rue Mauconseil.

    Elle devint successivement la rue Merderai, Merderel et Merderet, puis, enfin, Verdelet et Verderet. L’emplacement de cette rue s’est trouvé modifié lors du percement de la rue de Turbigo (1866.)

  3. De la rue des Halles à la Grant-Truanderie.

    Jean Bigue, échevin de Paris en 1280, a probablement donné son nom à cette rue. Au dix-septième siècle, elle prit le nom de Jean-Gilles, par corruption du nom primitif, puis celui de la Réale, du nom d’un particulier qui l’habitait. Ce dernier nom lui est resté.

  4. De la rue de la Formagerie à l’enceinte.

    Cette voie était probablement la partie de la rue Montorgueil désignée sous le nom de rue du Comte d’Artois, en l’honneur de Robert II, comte d’Artois, qui y avait son hôtel. La famille Arrode était une riche famille du temps de Saint-Louis.