Page:Guillot - Le dit des rues de Paris (1300), préface, notes et glossaire de Mareuse, 1875.djvu/89

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Droit en la rue Saint-Martin[1],
Où j’oï chanter en latin
De Noſtre-Dame un fi dous chans.
Par la rue des Petis-Chans[2]
Alai droitement en Biaubourc[3],
Ne chaſſoie chièvre ne bouc :
Puis truis la rue à Jongleeurs[4]
Con ne me tiengne à jengleeurs.
De la rue Gieffroi l’Angevin[5]

  1. De la rue de la Verrerie à la rue as Oues.

    Cette rue devait son nom à l’abbaye Saint-Martin, à laquelle elle conduisait.

  2. De la rue Biaubourc à la rue Saint-Martin.

    Le nom de cette voie publique vient sans doute des champs qu’elle traversait.

  3. De la rue Symon-le-Franc à l’enceinte.

    Elle tirait son nom du village de Beau-Bourg, enclavé dans Paris par l’enceinte de Philippe-Auguste. Elle s’est appelée aussi rue de la Poterne.

  4. De la rue Biaubourc à la rue Saint-Martin.

    Devenue au quinzième siècle rue des Ménétriers, cette rue a été démolie pour le percement de la rue de Rambuteau (1840).

  5. De la rue du Temple à la rue Biaubourc.

    Le nom de Gieffroi l’Angevin vient sans doute d’un individu qui habitait la rue.