Page:Hafiz - Quelques Odes, traduction Nicolas, 1898.djvu/48

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La faveur de ce monde n’est qu’une fable, une fable d’à peine dix jours de durée. Ô amie, ne laisse donc point échapper cette occasion de faire un peu de bien à ceux qui t’aiment.


Le miroir d’Alexandre n’est que la coupe de Djem — considère cette coupe, elle t’apprendra l’état de Darius[1].


Ô toi qui es si généreuse, daigne t’infor-

    ou plutôt la fantasmagorie d’ici-bas nous trompent et cherchent à nous égarer : perdus sur l’immensité de cet océan sans limite, le poète appelle à lui le vent favorable qui, le poussant dans la bonne direction, le fasse arriver au but pour lequel il a été créé.

  1. Le miroir d’Alexandre, la coupe de Djem : deux objets magiques dans lesquels on pouvait voir ce qui se passait dans le monde. Tu apprendras l’état de Darius, c’est-à-dire tu te rendras compte du néant des grandeurs humaines et de la rapidité de leur chute.