Page:Hafiz - Quelques Odes, traduction Nicolas, 1898.djvu/61

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Quand tu seras en compagnie de ton ami vidant joyeusement ta coupe, aie au moins un souvenir pour les pauvres amis qui n’ont que du vent dans la leur.


C’est avec la gentillesse, l’amabilité qu’on capture le cœur des hommes de goût ; ce n’est pas avec un filet et des grains de froment qu’on prend l’oiseau intelligent.


Quoi de surprenant à ce que, entendant les vers de Hafiz, le Zohré, dans le ciel, transporté de joie et d’allégresse, excite à la danse même les enfants de Jésus[1] !

  1. Hafiz, Hatif, Saadi, l’auteur du Mesnévi, et bien d’autres, expriment, d’une façon toujours saisissante, l’opinion que la différence des religions n’existe pas ou tout au moins n’a aucune importance. Juifs, Chrétiens, Guèbres, Idolâtres, adorent Dieu ; la Synagogue, l’Église, le Pyrée, la Pagode sont des temples élevés à la plus grande gloire de Dieu. Qu’y a-t-il de surprenant à ce que la planète Vénus, applaudissant à cette pensée dont sont