Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/117

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moit la chasse ; mais, pour la rendre plus agréable, il n’imaginoit pas de multiplier le gibier. Il est vrai qu’il n’aimoit pas à le voir détruire par d’autres que par lui. Cependant il étoit entouré de braconniers. Il fit faire des défenses séveres ; mais les gardes, qui le connoissoient, ne portoient pas fort loin la sévérité. Un jour un paysan vint chasser jusque sous les fenêtres du château. Helvétius en fut irrité, et ordonna que cet homme fût veillé de près, et arrêté à la premiere occasion. Dès le lendemain on lui amene le coupable. Helvétius, fort en colere, se leve, et court au chasseur, que deux gardes traînoient dans la cour du château. Après l’avoir regardé un mo-