Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/143

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Qu’à cet égard c’est moins le hasard qui nous manque, que nous qui manquons au hasard ;

Qu’à la vérité tous les hommes communément bien organisés ont également d’esprit en puissance ; mais que cette puissance est morte en eux, lorsqu’elle n’est point mise en action par une passion telle que l’amour de l’estime, de la gloire, etc. ;

Que les hommes ne doivent qu’à de telles passions l’attention propre à féconder les idées que le hasard leur offre ;

Que, sans passions, leur esprit peut, si l’on veut, être regardé comme une machine parfaite, mais dont le mouvement est suspendu