Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/162

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Qu’en conséquence c’est au riche que se fait le plus vivement sentir le besoin des richesses.

Qu’il voudrait toujours être mû, sans se donner la peine de se remuer ;

Qu’il est sans motif pour s’arracher à une oisiveté à laquelle une fortune médiocre soustrait nécessairement les autres hommes.

De l’association des idées de bonheur et de richesse dans notre mémoire ; que cette association est un effet de l’éducation.

Qu’une éducation différente produiroit l’effet contraire.

Qu’alors, sans être également riches et puissants, les citoyens seroient et pourroient même se croire également heureux.