Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/161

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

nies considérées comme remede à l’ennui.

Que le seul remede à ce mal sont des sensations vives et distinctes.

De là notre amour pour l’éloquence, la poésie, et tous ces arts d’agrément dont l’objet est d’exciter de ces sortes de sensations.

Preuve détaillée de cette vérité.

Des arts d’agrément ; de leur impression sur l’opulent oisif : qu’ils ne peuvent l’arracher à son ennui.

Que les plus riches sont en général les plus ennuyés, parce qu’ils sont passifs dans presque tous leurs plaisirs.

Que les plaisirs passifs sont en général les plus courts et les plus coûteux.