Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/195

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le fussent quelquefois, à quel plus grand danger encore ne seroit pas exposée la nation qui consentiroit à croupir dans l’ignorance ! Toute nation sans lumieres, lorsqu’elle cesse d’être sauvage et féroce, est une nation avilie, et tôt ou tard subjuguée. Ce fut moins la valeur que la science militaire des Romains qui triompha des Gaules.

Si la connoissance d’une telle vérité peut avoir quelques inconvénients dans un tel instant, cet instant passé, cette même vérité redevient utile à tous les siécles et à toutes les nations.

Tel est enfin le sort des choses humaines ; il n’en est aucune qui ne puisse devenir dange-