Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/278

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et de combinaisons, ils ne débiteront jamais que des fables, jusqu’à ce que le temps et le hasard leur aient donné un fait général auquel tous les autres puissent se rapporter.

Ce que j’ai dit du mot de matiere, je le dis de celui d’espace ; la plupart des philosophes en ont fait un être, et l’ignorance de la signification de ce mot a donné lieu à de longues disputes[1]. Ils les auroient abrégées s’ils avoient attaché une idée nette à ce mot : ils seroient alors convenus que l’espace, considéré abstractivement, est le pur néant ; que l’espace, considéré dans les corps, est ce qu’on appelle l’étendue ; que nous devons l’idée de vuide, qui compose en partie l’idée d’espace, à l’intervalle apperçu entre deux montagnes élevées ; inter-

  1. Voyez les disputes de Clarke et de Leibnitz.