Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/279

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valle qui, n’étant occupé que par l’air, c’est-à-dire par un corps qui, d’une certaine distance, ne fait sur nous aucune impression sensible, a dû nous donner une idée du vuide, qui n’est autre chose que la possibilité de nous représenter des montagnes éloignées les unes des autres, sans que la distance qui les sépare soit remplie par aucun corps.

À l’égard de l’idée de l’infini, renfermée encore dans l’idée de l’espace, je dis que nous ne devons cette idée de l’infini qu’à la puissance qu’un homme placé dans une plaine a d’en reculer toujours les limites, sans qu’on puisse à cet égard fixer le terme où son imagination doive s’arrêter : l’absence des bornes est donc, en quelque genre que ce soit, la seule idée que nous puissions avoir de l’infini. Si les philosophes, avant que d’établir au-