Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/39

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fut frappé de sa beauté et des agréments de son esprit ; mais, avant de songer à l’épouser, il voulut la connoître. Il la voyoit souvent, sans lui parler, de ses desseins et du goût qu’il avoit pour elle. Enfin, après un an d’observation, il vit que Mlle de Ligniville avoit l’ame élevée sans orgueil ; qu’elle supportoit sa mauvaise fortune avec dignité ; qu’elle avoit du courage, de la bonté, et de la simplicité ; il jugea qu’elle partageroit volontiers sa retraite, et lui en fit la proposition, qui fut acceptée. Mais avant de se marier il voulut quitter la place de fermier-général.

Helvétius, par complaisance pour son pere, acheta la charge de maî-