Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/40

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tre-d’hôtel de la reine. Il n’étoit pas plus fait pour la cour que pour la finance. Il fut très sensible aux bontés de la reine. Cette princesse aimoit les gens d’esprit, et traita bien Helvétius, qui n’eut pas d’abord autant d’ennemis qu’il en méritoit ; on lui pardonna long-temps ses lumières et ses vertus. Sa charge n’exigeoit pas beaucoup de service, et lui laissoit l’emploi de son temps.

Il se maria enfin au mois de juillet 1751, et partit sur-le-champ pour sa terre de Voré. Il y menoit avec lui deux secrétaires, qui lui étoient inutiles depuis qu’il n’étoit plus fermier-général ; mais il leur étoit nécessaire. L’un d’eux, nommé Baudot, étoit chagrin, caustique, et