Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/54

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ques pays et quelques siecles ne le sont point dans d’autres siecles et dans d’autres lieux. Les sophistes, les théologiens, si illustres autrefois, recueillent le mépris des siecles éclairés. Les farces de Scarron réussissoient avant que l’on eût vu Molière.

Il y a pourtant des idées qui plaisent dans tous les lieux et dans tous les temps : les unes sont instructives ; les autres sont agréables. Il y en a des unes et des autres dans Homere, Virgile, Corneille, le Tasse, Milton, qui ne se sont point bornés à peindre une nation ou un siecle, mais l’humanité. Il est peu d’hommes assez mal organisés pour être insensibles aux tableaux des