Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/61

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selon les prêtres, les rend invulnérables.

Il y a peu de nations qui n’aient pour les crimes de préjugé plus d’horreur que pour les actions les plus nuisibles à la société, et plus d’estime pour les pratiques minutieuses et indifférentes que pour les actions utiles à l’état.

De ce qu’il y a des vertus réelles et des vertus de préjugé, il suit qu’il y a chez les peuples deux especes de corruption ; l’une politique, et l’autre religieuse. Celle-ci peut n’être pas criminelle, quand elle s’allie avec l’amour du bien public, les talents, de véritables vertus.

La corruption politique prépare au contraire la chûte des empires.