Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/71

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Il est étendu, lorsqu’il saisit un ensemble, et voit des rapports éloignés.

Il est pénétrant, profond, lorsqu’il voit tout dans les objets.

Le bel esprit tient plus au choix des mots et des tours, qu’au choix des idées.

L’esprit du siecle, l’esprit du monde, est frivole, et porte sur de petits objets ; s’il s’occupe un moment des grands hommes et des ouvrages célebres, il cherche à les rabaisser. C’est le dieu de la raillerie, qui considere avec un ris malin et un œil moqueur le Panthéon, l’église de S. Pierre, le Jupiter de Phidias.

Le génie, l’esprit, sont les effets