Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/83

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gination, et cette imagination, toujours soumise à la philosophie, l’embellit sans l’égarer. Elle ne sert qu’à rendre les vérités plus sensibles et, pour ainsi dire, plus palpables. C’est dans la même vue qu’il répand dans son livre tant de contes plaisants ou intéressants. Ces contes sont des apologues ; et s’il les a un peu prodigués, il faut se ressouvenir qu’il écrivait en France, et qu’il parloit à un peuple enfant.

Lorsque cet ouvrage parut à Paris, les vrais philosophes l’estimerent ; les petits moralistes en furent jaloux ; les gens du monde, en attendant qu’il fût jugé, en parlerent avec dénigrement ; les hypocrites s’alarmerent, et avec raison. Une femme