Page:Henri Poincaré - Théorie analytique de la propagation de la chaleur, 1895.djvu/13

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


4 FLUX DE CHALEUR peut se représenter les molécules du solide comme émettant des radiations qui sont rapidement absorbées par les molé- cules voisines. 5. Convection. — Quand les différents points d'un fluide sont à des températures différentes, il se produit des mou- vements intérieurs qui mélangent les parties inégalement chaudes et égalisent rapidement les températures. Ce phénomène porte le nom de convection. De ces trois modes de propagation nous étudierons seulement le second, c'est-à-dire la propagation par conductibilité. C'est là, en effet, l'objet essentiel de la théorie de Fourier. FJ.UX DE CHALEUR 6. Hypothèse fondamentale de Fourier. — Soient deux molécules m0, mv d'un corps quelconque, soient V0, Yt leurs températures respectives, et soit p leur distance. Fourier admet que pendant le temps dt la molécule ma cède à la molécule JH, une quantité de chaleur égale à : <p(p) étant une fonction de p, négligeable dès que p a une valeur sensible. Cette dernière hypothèse n'est que la traduction du fait que nous avons énoncé plus haut : il n'y a pas échange direct de chaleur entre deux parties d'un corps éloignées l'une de l'autre. L'hypothèse de Fourier est restrictive, car elle suppose que la quantité de chaleur cédée par la molécule »J0 à la mole-