Page:Henry - Les Littératures de l’Inde.djvu/167

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MAHABHARATA — LES EPISODES 131

ne restent visibles que les deux flammes de yeux. Le roi Çaryati vient à passer avec son escorte, et sa fille Sukanyâ « );i belle vierge», — évidem- ment ici la brune du soir, puis l'aurore, aperce- vant ces deux lueur-, les prend pour des lucioles, s'amuse à les percer d'une épine. Cyavana profère contre l'armée du roi une malédiction, qu'il ne consente retirer que sur le don de la main de Suka- nyâ. Ainsi elle vitavec lui dans la solitude, épouse fidèle, Un jour. les Açvins la rencontrent, — les beaux jumeaux qui amènent l'aube matinale, — la plaignent d'avoir épousé un vieillard décrépit, la.

prient d'amour, en vain.

Alors ils lui direnl : « Nous sommes leshabilès mé- decins des 'lieux : Doua rendrons ;i ton mari la jeunesse et la beauté; el puis tu choisiras de lui ou de nous deux L'époux que lu voudras. Rapporte, ô belle, ;'i ton mari ce que nous vous proposons. » Docile, elle alla vers le fils de Bhrgu et lui répéta ce qu'avaienl <lit les dieux; et, l'ayant entendu, Cyavana répondit: "J'y consens, i, Lesdeux héros dirent alors ;'i la princesse:

Que ton mari se plonge dans l'eau. El les Açvins entrèrent avec lui A;\u< le lac. Et, au bout d'un instant, ils en sortirent tous trois, divinement beaux, jeunes, ornés de pierreries égale al éblouissantes, et leur as- pect réjouissait le cœur. Et tous trois lui dirent:

«Choisis l'un 'le nous, ô belle ; douce e! noble d;

choisis d'entre nous celui que tu désires, celui que tu aimeras. - Mais elle. Les voyanl tous trois pareils, demeurait muette el pensive. Enfin, guidée par son cœur, ce lut -en mari qu'elle élut . . •

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