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ERBÉD-ESKOAZ


Erbéd, s. m., recommandation : abstrait du vb. erbèdi, composé d’une forme du préf . *ar- et de pédi. V. ces mots.

Êré, s. m., lien : soit un radical celt. *en-rig-, V. la rac. sous rumm, et cf. 1 en,2éetkéfré.

Érez, s. f., envie, dégoût, mbr. ères, « jalousie, malice », cymr. ères « étrange » et erysi « étonnement ». — Étym. inc. et cf. gwarizi.

Ergerz, s. m-, voyage à pied, promenade : préf. ar- et kerz

Erc’h, s. m., neige, corn. irch > er, cymr. eir-a id., vir. arg « goutte » : d’un celt. *argo- (pour *parg-o-ï), d’étym. inc.’.

Erméaz, adv., hors, dehors (d’où ermésiad « étranger ») : à traduire littéralement « dans la campagne ». V. sous 2 er et méaz.

Érô, s. m., sillon, mbr. eru id., vbr. eru- « fonds de terre », corn. eru et cymr. erw « champ », vir. arbe et arbar « blé », ir. et gael. arbhar « blé », lat. ar-ou-m « terre de labour », etc. : tous dérivés anciens, formés sur la rac. ARA. V. sous arar et arat.

Err, s. m., élan, fougue, hâte. Empr. fr. ancien erre(< lat. iter) « marche », surtout dans la locution très usuelle grant erre « vite » *.

Errez, s. m., variante de arrez. V. ce mot.

Erruout, vb., variante Aearruout. V. ce mot.

Erv, s. m. (pl.iroi), variante de érô. V. ce mot.

Ervâd, adv., bien, mbr. en mat. V. sous 1 en et màd.

Es, particule, variante de ez dans tous les sens.

Êsa, ésaé, s. m., essai, épreuve. Empr. fr. essai.

Eskammed, s. m., billot : contamination du bas-lat. scamellum « escabeau » * et du fr. dialectal *escaffaud « échafaud ». — Conj.

Eskemm, s. m., échange (ex-cambium). Cf. kemm.

Eskenn, s. m., morceau, pour *hesk-enn avec suff. masc, soit donc « sciure », de même formation que heskenn « scie ».

Eskoaz, prép., en comparaison de : exactement « à l’épaule de », parce qu’on se mesure épaule contre épaule. V. sous 2 é et skoaz.

[1]

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[4]

  1. Ne pas comprendre er kers »> dans la marche » ; car, kerz étant masculin, er n’y peut produire mutation douce ; mais il se peut que le type er ait agi sur le vocalisme de *ar-gerz.
  2. Si le brittonique est à séparer de Tir., on peut tout simplement l’interpréter par *arg-io- « blanc », gaul. *argios (dans Argio4alos n. pr.), gr. àpf-6- ;, etc. V. sous arc’hant.
  3. Conservé aussi dans le fr. moderne erre-mcnte*
  4. Attesté surtout par l’al. schemel.