Potéô, s. m., aiguière. Empr. fr. pot d’eau ou pot d’ève.
Pouch, s. m., poulain. Empr. fr. altéré poul(i)che.
Pouc’h, adj., sale, vilain : semble abstrait de quelque onomatopée récente de mépris ou de dégoût ; cf. fr. peuh ! et pouah !
Poulc’hen, s. f., mèche, mbr. pourchen id. : à rapprocher avec doute de gael. et ir. cuilc « roseau », d’origine obscure. — Conj. Ern.
Poull, s. m., fosse, étang, corn. pol « puits », cymr. pwll « mare », vir., ir. et gael. poil. Empr. ags. probable pōl > ag. pool id.
Poulout, s. m., pelote, grumeau. Empr. fr. altéré pelote[1].
Poultr, s. m., poussière. Empr. fr. ancien pouldre.
Pounner, adj., variante de ponner. V. ce mot et cf. le suivant.
Pour, s. m., poireau. Empr. lat. porrum ou fr. patois pour.
Pourc’ha, vb., vêtir, cf. ir. cuilce « toile » : paraît se rattacher vaguement à la même dérivation que poulc’hen. — Étym. inc.
Prâd, s. m., pré, corn. pras. Empr. lat. tardif prátum.
Pratel, s. f., tonnelle. Empr. lat. très tardif pratellum[2].
1 Préd, s. m., temps, heure, mbr. pret, corn. prit (voc.) > prys, cymr. pryd id. : d’un celt. *qrit-u- « fois », cf. sk. sa-kṛ́t « une fois » et -kṛ́tv-as pl. « fois », osque petiro-pert « quatre fois », lit. kar-ta-s et vsl. krat-ŭ « fois », qui se rattache à rac. QERT « couper, diviser » (sk. kṛnt-á-ti, etc.).
2 Préd, s. m., repas : proprement « [heure du] repas », écourté de préd boéd ou autre locution par suppression du déterminant[3].
Préder, s. m., souci, occupation, cymr. pryder « soin », corn. priderys « soucieux », vbr. pritiri « hésitation » et preteram « je me soucie » : dér. de la forme primitive de 1. préd (ce qui fait perdre le temps).
Preiz, s. m., proie, cymr. praidd. Empr. lat. praeda.
Préna, vb., acheter, corn. prenne et perna, cymr. prynu, vbr. prin-it « acheté », vir. cren-i-m « j’achète » (ir. et gael. creic id.) : soit un radical celt. *qri-nā- « acheter », sk. krī-ṇā́-ti « il achète », gr. πέρ-νη-μι « je trafique » et πρία-μαι « j’achète », lit. per-k-ù id. en admettant, par hypothèse, dans ce mot, la métathèse inverse de celle de kepù, russe krĭ-nuti.
Prénest, s. m., fenêtre : dissimilé pour mbr. prenestr, lequel est altéré de mbr. penestr < fenestr. Empr. fr. fenestre et cf. prenna[4].
Prenn, s. m., bois en œuvre, corn. pren, cymr. pren, vir., ir. et gael.
- ↑ L’ou pour o est régulier (cf. mouden, etc.) et la première voyelle s’est assimilée à la seconde (cf. lagad, munud, butun, etc.).
- ↑ Cf. roman pradello > prov. pradel et fr. préau.
- ↑ Cf. A. Darmesteter, la Vie des Mots, p. 57.
- ↑ Le p pour f comme dans peṅs. Puis une fenêtre est un objet qu’on ferme.