Page:Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré, 1839 volume 1.djvu/333

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quand ils essayent de manger à l’heure du second repas, les mets leur paraissent moins agréables, ils ne peuvent achever ce qui faisait auparavant leur second repas quand ils avaient pris le premier ; les aliments, descendant avec des tranchées et des gargouillements, échauffent le ventre ; et le sommeil de la nuit est pénible et plein de rêves agités et fatigants [1]. »

Maintenant on lit dans le traité du Régime des maladies aiguës : « Ceux qui ont l’habitude de faire deux repas dans la journée, s’ils ne font pas celui du matin, sont faibles, débiles et mous pour tout travail. Ils souffrent de l’estomac ; ils éprouvent des tiraillement d’entrailles ; l’urine devient chaude et foncée ; le ventre se resserre ; chez quelques-uns même la bouche devient amère, les yeux deviennent creux, les tempes battent, et les extrémités se refroidissent. La plupart de ceux qui ont omis leur repas habituel du matin, ne peuvent même manger leur repas du soir ; et s’ils le prennent, ils sentent leur estomac chargé, et le sommeil est bien plus pénible que s’ils avaient mangé le matin [2]. »

Tout, dans ces deux passages, est semblable, l’exemple,

  1. Τοῦτο δὲ, ἢν ἀριστῇν μεμαθηϰώς τις, ϰαὶ οὕτως αὐτέῳ ξυμφέρον, μὴ ἀριστήσῃ, ὅταν ταχιστα παρέλθῃ ἡ ὥρη, εὐθὺς ἀδυναμίη δεινὴ, τρόμος, ἀψυχίη · ἐπὶ τούτοισιν ὀφθαλμοὶ χλορώτεροι, οὖρον παχὺ ϰαὶ θερμὸν, στόμα πιϰρὸν, ϰαὶ τὰ σπλάγχνα οἱ δοϰέει ϰρεμᾶσθαι · σϰοτοδινίη, δυσθυμίη. Ταῦτα δὲ πάντα, ϰαὶ ὅταν δειπνεῖν ἐπιχειρήσῃ, ἀηδέστερος μὲν ὁ σίτος, ἀναλίσϰειν δὲ οὐ δύναται ὅσα ἀριστιζόμενος πρότερον ἐδείπνει. Ταῦτα δὲ αὐτὰ μετὰ στρόφου τε ϰαὶ ψόφου ϰαταβαίνοντα συγϰαίει τὴν ϰοιλίην, δυσϰοιτέουσί τε ϰαὶ ἐνυπνιάζονται τεταραγμένα ϰαὶ θορυϐώδεα. Page 7, Ed. Froben. Seulement j’ai corrigé, d’après les manuscrits, les fautes énormes qui déparent ce passage dans toutes les éditions.
  2. Ἀλλὰ μὴν ϰαὶ οἱ μεμαθηϰότες δὶς σιτέεσθαι τῆς ἡμέρης, ἢν μὴ