Page:Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré, 1839 volume 1.djvu/366

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à la description des veines du corps, fragment anatomique du livre de Polybe.

Puis viennent encore sans transition quelques considérations sur les urines.

Enfin il termine par quelques mots très brefs sur les fièvres, sujet qui n’est pas plus amené que les autres. Tout cela prouve que ce sont, il est vrai, des fragments, mais on voit en même temps qu’il est resté, entre ces fragments, une trace qui indique qu’ils ont tenu l’un à l’autre. Il ne serait même pas impossible de se faire une idée du livre de Polybe tel qu’Aristote l’avait dans sa bibliothèque. Ce livre commençait par des considérations générales sur l’homme, où l’auteur essayait de faire voir que le corps ne pouvait pas être simple, comme quelques-uns, disciples de Mélissus, le soutenaient ; que quatre humeurs le constituaient essentiellement, le sang, la pituite, la bile jaune et la bile noire; et que ces humeurs prédominaient dans la saison à laquelle chacune était conforme.

De là l’auteur passait à son principe que les contraires doivent être combattus par les contraires, et il énumérait toutes les conditions de régime, de saison, d’âge, où ce principe était applicable.

Puis il examinait les causes des maladies, attribuait les maladies épidémiques à l’air, les sporadiques au régime. Cet examen le conduisait à la considération des maladies selon les organes; examen dont l’abréviateur a conservé une trace dans la phrase où il est dit que les maladies sont les plus fortes ou les plus faibles selon que la partie affectée est plus ou moins importante.

De là transition naturelle à des explications anatomiques où prenait place la description des veines qui est conservée et qu’Aristote a citée.