Page:Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré, 1839 volume 1.djvu/438

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tote [1], et il est de Syennésis de Chypre, médecin d’ailleurs inconnu. Cela seul suffirait pour prouver que nous avons sous les yeux une compilation tardive où l’on a pris de droite et de gauche, et même dans Aristote, et réuni tout ce qui avait été dit sur les veines.

Reste tout le commencement du prétendu traité de la Nature des os, ce qui forme le cinquième et le dernier des morceaux disparates qu’un copiste a réunis. Il m’est impossible de le rendre à l’auteur à qui il appartient ; son origine m’est inconnue ; aucun des mots expliqués par Galien et par Érotien ne s’y retrouve ; il ne faisait point partie de l’Appendice au Mochlique ; car, s’il en avait fait partie, le copiste ne l’aurait point séparé par l’interposition des trois fragments empruntés au 2° livre des Épidémies, à Polybe, et à Syennésis de Chypre. À cette raison décisive vient s’en ajouter une

autre qui ne l’est pas moins : c’est que l’anatomie des veines est toute différente de celle qui est exposée dans l’Appendice au Mochlique. D’après ce cinquième fragment, les veines ont leur origine dans le cœur, ce qui empêche de placer la composition de ce morceau avant Aristote. Les connaissances anatomiques qui s’y montrent, le mettent à côté du traité du Cœur, de celui de l’Aliment et de celui des Chairs. Ce fragment qui commence le prétendu traité de la Nature des os, provient d’un écrivain tout-à-fait ignoré, comme quelques autres fragments, tels que ceux sur l’Anatomie et sur la Dentition. Et il est impossible de savoir s’il a fait, dès l’antiquité, partie de la Collection hippocratique.

Cette discussion ayant fait disparaître le traité de la Nature des os, on ne s’étonnera pas que je le supprime également dans mon édition. Des deux fragments sur les veines

  1. Lib. III, cap. 3.