Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/237

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V nss DEUX Jndes. 21^ & les fujets corrompus par le gouvernement nient de repréfailles envers un maître qui les pille. Ils ne s’apperçoivent pas que dans ce combat inégal, ils font eux-mêmes dupes & vidiraes. Le ûCc infatiable & ardent , moins fatisfait de ce qu’on lui donne , qu’irrité de ce qu’on lui reful’e , pourfuit avec cent mains ce qu’une leule ofe lui dérober. Il joint l’activité de la puifîance à celle de l’intérêt. Les vexations Te multiplient. Elles fe nomment châtiment & juftice ; & le monftre qui appauvrit tous ceux qu’il tourmente , rend grâce au ciel du nombre des coupables qu’il punit , & des délits qui l’enrichiffent. Heu«  reux le fouverain qui , pour prévenir tant d’abus , ne dédaigneroit pas de rendre à (on peuple un compte fidèle de l’emploi des iommes qu’il en exigeroit. Mais ce Souverain n’a point encore paru ; & fans doute iî ne fe montrera pas. Cependant la dette du protégé envers l’état qui le protège, n’en eft pas moins necefiaire & facrée ; & aucun peuple ne l’a méconnue. Les colonies angloifes de l’Amérique Septentrionale n’en avoient pas donné l’exemple ; & jamais le Hiiniilère Britannique n’avoit eu recours à