Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/238

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224 IJ^STOIRE PfflLOSOP HIQUS elles, fans en obtenir les l’ecours qu’il foîlicitoît. Mais c’étoient des dons & non des taxes ,’ piiifqne la eonceffion étoit précédée de délibérations libres & publiques dans les affembiées de chaque établiffement. La mère-patrie s’étoit trouvée engagée dans des guerres dirpendieuies & cruelles. Des parlemens tumultueux & entreprenans avoient troublé fa tranquillité. Elle avoit eu des adminiftrateurs audacieux & corrompus , malheureufernent difpofés à élever l’autorité du trône lur la ruine de tous les pouvoirs & de tous les droits du peuple. Les révolutions s’étoient fuccédées , fans qu’on eût fongé à attaquer un ufage affermi par deux iiècles d’une heureufe expérience. Les provinces du Nouveau-Monde étoient accoutumées à regarder comme un droit cette manière de fournir leur contingent en hommes & en argent. Cette prétention eût -elle été douteufe ou erronée , la prudence n’auroit pas permis de l’attaquer trop ouvertement. L’art de maintenir l’autorité eu un art délicat qui dcaïajîde plus de circonfpeûion qu’on pe penfe. Ceux qui gouvernent font trop accoutumés