Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/239

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DES DEUX Indes, 225

accoutumés peut-être à méprifer les hommes. Us les regardent trop comme^ des eiciaveç courbés par la nature, t^^iidislp ’ils ne le font que par l’habitude. Si vous les chargez d’ua nouveau poids , prenez garde qu’ils ne Iç redrefient avec fureur. N’oubliez pas que Iq levier de la puifTance n’a d’autre appui que l’opinion ; que la torce de ceux qui gouvernent n’efl réellement que la force de ceux ; qui fe laiiïent gouverner. N’àvertifîezpas les peuples diftraits par les travaux, ou endormis dans les chaînes , de lever les yeux juf» qu’à des vérités trop redoutables pour vous ; ik quand ils obéiOent ne hs faites pas fouvenir qu’ils ont le droit de coînçiander. Dès que le moment de ce réveil terrible feni venu ; .dès qu’ils auront penfé qu’ils ne fout pas faits pour leurs chefs , mais que leurs chefs font faits pour eux ; dès qu’une fois ils auront pu fe rapprocher , s’entendre & prononcer d’une voix unaaiûie ; Nous ne vouloTispas Je cette Loi , cet ufa^c nous déplaît ; point de miheu , il vous faudra par une alternative inévitable , ou céder, ou punir , être foibles ou tyrans ; & votre autorité défonriais ^éteftée ou avilie , quelque pai ?ti qu’elle preii-» ToniQ IX, p