Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/245

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des deux Indes
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fendoit d’admettre dans les tribunaux, tout titre qui n’auroit pas été écrit fur du papier marqué & vendu au profit du fifc. Les provinces Angloifes du nord de l’Amérique s’indignent toutes contre cette ufurpation de leurs droits les plus précieux & les plus facrés. D’un accord unanime , elles renoncent à la confommation de ce que leu^fournilïoit la métropole, jufqu’à ce qu’elle ait retiré un bill illégal & oppreffeur. Les femmes , dont on pouvoit craindre la foijjleffe , font les plus ardentes à faire le facri- £ce de ce qui fervoit à leur parure ; & les hommes animés par cet exemple renoncent de leur côté à d^autres jouifTances. Beaucoup de cultivateurs quittent la charrue , pour fe former à rinduflrie dans des atteliers ; & la laine , le lin , le coton groffiérement , travaillés , font achetés au prix que coûtoient auparavant les toiles les plus fiaies , les plus l^elles étoffes. Cette efpèce de confpiration étonne le gouvernement. Les clameurs des négocians dont les marchandifes font fans débouché, augmentent fon inquiétude. Les ennemis du sniniflère appuient ces mécontenîemens5& : P4