Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/277

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DES DEUX Indes, 2^3 fentans , & ils n’en ont point. Vous avez ■des voix qui parlent pour vous , & perfonne ne ftipule pour eux. Si les voix font achetées & vendues , c’efl une excellente raiibn pour qu’ils dédaignent ce frivole avantage, I/s vcuknt être, indlpcndans de nous ..... Ne l’êtes - vous pas d’eux ? Jamais ils m pourront je foutenirf ans nous . . . Si cela ell, demeurez tranquilles. La néceffité vous les ramènera. Et Jî nous 7ic pouvions fubjijlcr fans eux . . . . Ce feroitun grand malheur : mais les égorger pour vous en tirer , c’eil un fingulier expédient. C’ejl pour leur intérêt , c’eji pour leur bien que nous fcvijjons contre eux , comme on févit ■contre des enjans infenjés...,. Leur intérêt ! leur bien ! Et qui vous a conilitués juges de ces deux objets qui les touchent de fi près & qu’ils doivent connoitre mieux que vous ? S’il arrivoit qu’un citoyen s’introduisît de vive force dans la maifon d’un autre , par la raifon qu’il eil lui homme de beaucoup de fens , & que perfonne n’eil plus en état de jnaintenir le bon ordre & la paix chez fon ^voifuij ne feroit-on pas en droit de le prier R 4-