Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/278

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164 Histoire niiLosopiriquE

de le retirer & de fe mêler de fes propres affaires ? Et û les affaires de cet officieux hypocrite étoient très - mal rangées ? Si ce n’étoit qu’un ambitieux qui fous prétexte de régir voulut ufurper ? S’il ne cachoit fous le mafque de la bienveillance que des vues pleines d’injuftice , telles , par exemple , que de fe tirer de preffe aux dépens de fon concitoyen ?


Nous fommes la merc-patr’u, , . . Quoi toujours les noms les plus faints pour fervir de voile à l’ambition & à l’intérêt I La mèrepatrie !

RempliiTez-en donc les devoirs. Au 

relie, la colonie eil formée de différentes nations, entre lefquelles les unes vous accorderont , les autres vous refuferont ce titre ; & toutes vous diront à la fois : il y a un tems oii l’autorité des pères & des mères fur leurs enfans celle ; & ce tems elt <f’ celui où les enfans peuvent fe pourvoir par eux-mêmes. Quel terme avez -vous fixé à notre émancipation ? Soyez de bonne foi , & vous avouerez que vous vous étiez promis de nous tenir fous une tutèle qui n’auroit pas de fin. Si du-moins cette tutèle ne fe changcoit pas pour nous en une coa-