Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/281

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DES DEUX Indes, 267

arrivera , li votre gouvernement fe perfectionne ?

Quel avantage trouvez -vous à les 

alltijettir à une conilitution vicieufe ? Vicliufc ou non , utu conjîltutïon , nous l’avons ; & clic doit être généralement reconnue & acceptée pur tout ce qui porte Le nom Anglais : feins quoi chacune de nos provinces fe gouver^ nant à. fa manière, ayant fes loix & prétendant à ^indépendance , nous ccfjons de former un corps national, & nous ne fommes plus qiiun amas de petites républiques ifolées , divifées , fans cejfe foulevées Us unes contre les autres , & faciles à envahir par un ennemi commun. Le Philippe Mdroit & puiffant , capable de tenter cette entrt’ prife , nous l’avons à notre porte S’il eil à votre porte , il eft loin des Américains. Un privilège qui peut avoir quelque inconvénient pour vous , n’en cft pas moins un privilège. Mais léparées de la Grande-Bretagne par &ts mers immenfes , que vous importe que vos colonies acceptent ou rejettent vos conftitutions ? Qu’eft-ce que cela fait pour ou contre votre force , pour ou contre votre fécurité ? Cette unité , dont vous exagérez les avantages , n’eil encore qu’un vain prétexte. Vous leur objectez vos