Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/291

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DES DEUX Indes, 277 î* votre climat , à votre fol, à ce monde nonveau que vous civiîilez. Qui peut mieux » connoître que vous vos propres beiolns ? » Des âmes fières & verrueufes telles que » les vôtres ne doivent obéir à d’autres loix » qu’à celles qu’elles fe donneront elles-mêmes. Tout autre joug ieroit indigne » d’elles. Réglez vous - mêmes vos taxes. » Nous ne vous demandons que dé vous » conformer à notre ufage dans l’ailiète de » l’impôt. Nous vous préfenterons l’état » de nos befoins ; & vous affignerez de vous-mêmes la jufte proportion entre vos fe-

!•> cours & vos richefies. 

» D’ailleurs, exercez votre induftrie , 5>> comme nous exerçons la nôtre ; excrcezla fans limites. Mettez à profit les bien- •» faits de la nature & les contrées fécondes » que vous habitez. Que le fer de vos mi-- » nés , les laines de vos troupeaux , la dépouille des animaux fauvages errans dans » vos bois , façonnés dans vos manufactures , prennent fous vos mains une valeur >^ nouvelle. Que vos ports foient libres, w Allez expofer vos denrées 81 les producii lions de vos arts dans toutes les parties S 3