Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/293

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DES DEUX Indes, 179 >> Que fur ce nouveau plan d’une amitié 9> éternelle , Tagricultiire , rindufirie , les t> loix , qs arts , & la première de toutes » les fcicnces , celle de faire le plus grand » bien des états & des hommes , fe perfectionne parmi vous. Que le récit de votre » bonheur appelle autour de vos habitations » tous les infortunés de la terre. Que les » tyrans de tous les pays , que tous les » opprefTeurs , ou politiques ou facrés , faw chent qu’il exifte un lieu dans le monde » où l’on peut fe dérober à leurs chaînes ; » où l’humanité flétrie a relevé fa tête ; où » les moiflbns croifTent pour le pauvre ; où » les loix ne font plus que le garant de la •^ félicité ; où la religion eft libre & la conf- »> cience a cefTé d’être efclave ; où la nature » enfin femble vouloir fe Juftifîer d’avoir » créé l’homme , & le gouvernement fi longtems coupable fur toute la terre répare » enfin fes crimes. Que l’idée d’un pareil H afyle épouvante les defpotes & leur ferve >> de frein : car fi le bonheur des hommes 7> leur efl indifférent , ils font du - moins M ambitieux & avares, & : veulent conferti ver, & leur pouvoir , & : leurs richefles, «4