Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/297

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DES DEUX Indes. 285 ou des éclits dictés par la cour ? J’aHifte aux délibérations de vos chambrés. Ces lieux révérés retentiffent de harangues pleines de modération & de fageiTe. La douce perfuafion y paroît couler des lèvres des orateurs les plus diftingués. Ils arrachent des larmes. Mon cœur eft rempli d’efpoir. Tout-à-coup une voix , organe du defpotifme & de la guerre , fufpend cette émotion délicieufe. « Anglois , s’écrie un déclamateur forcené , » pouvez - vous balancer un moment } ce » font vos droits , vos intérêts les plus importans ; c’eft la gloire de votre nom qu il » faut défendre. Ces grands biens ne font » pas attaqués par une puiffance étrangère. » Un ennemi domeflique les menace. Le » danger eil plus grand , l’outrage efl plus » fenfible. » Entre deux peuples rivaux & armés » pour des prétentions mutuelles , la politique peut quelq’uefois fufpendre les combats. Contre des fujets rébelles , la plus » grande faute eft la lenteur, toute modération eft foibleffe. L’étendard de la révolte fut levé par l’audace , qu’il foit dés > chiré par la force. Tombe , tombe Cm