Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/298

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iS4 HrSTOIRE PHILOSOPHI<lUE

» les mains qui Font déployé , le glaive de » la jiiflice. Hâtons-nous. Pour étouiFer les » révolutions , il eft un premier moment qu’il » faut faiiir. Ne donnons pas aux efprits » étonnés , le tems de s’accoutumer à leur )> crime ; aux chefs , le tems d’affermir leur » pouvoir ; au peuple , celui d’apprendre à »> obéir à de nouveaux maîtres. Le peuple, >> dans la révolte , efl prefque toujours entraîné par un mouvement étranger. Ni fa » fureur, m fa haîne, ni fon amour ne lui » appartiennent. 0 lui donne fes paiïions » comme fes armes. Déployons à fes yeux » la force & la majeilé de l’empire Britannique. Il va tomber à nos pieds ; il pafTera

  • > en un infiant de la terreur au remords ; du

i> remords à l’obéllfance. S’il faut ufer de la » févérité des armes , point de ménagement. » Dans la guerre civile , la pitié eft la plus » faulTe des vertus. Le glaive une fois tiré » ne doit plus s’arrêter que par la foiunifîion. f> C’efc à eux déformais à répondre au ciel » & à la terre de leurs propres malheurs. » Songez qu’une févérité pafTagère , dans y> ces contrées rébelles , doit nous affurer y> i’obéiiTance & la paix pour des ûècles^