Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/300

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^86 Hl s TOI RE Plîl LOSOPHIQUS 5, ges comme nous les aflbcions à notre grandeur , n’avoient-ils d’autre voie que celle de la révolte & des armes ! On les appelle nos concitoyens & nos amis ; & moi je ne vois en eux que les perlecuteurs & les ennemis les plus cruels de notre patrie. Nous avons des ancêtres communs ; oui, fans doute : mais ces refpeftables aïeux, je les évoque moi-même avec confiance. Si leurs ombres pouvoient reprendre ici leur place , leur indignation égaleroit la nôtre. Avec quel courroux ces vertueux citoyens entendroient que ceux de leurs defcendans qui Te font fixés au-delà des mers n’ont pas plutôt fenti leurs forces , qu’ils en ont fait le coupable effai contre leur patrie ; qu’ils fe font armés contre elle de (qs propres bienfaits ?

Oui tous , jufqu’à cette fefte pacifique 

à qui fon fondateur infpira le devoir de ne jamais tremper fcs mains dans le fang ; eux qui ont refpe6lé les jours & les droits des peuples fauvages ; eux qui par enthoufiafme de Thumanité ont brifé les fers de leurs efc laves : aujourd’hui également infidèles à leur pays & à leur