Page:Historia diplomatica Friderici secundi - Préface et introduction.djvu/18

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ont été ouvertes sans difficulté; et s’il en est quelques-unes que nous n’avons pas explorées personnellement, telles que celles de Turin et de Hanovre, c’est que nous pensions alors que les grandes publications historiques entreprises dans chacune de ces villes sous les auspices du gouvernement, renfermeraient, comme les Monumenta Boica de Munich, toutes les pièces de nature à nous intéresser. Notre attente a été trompée, et c’est un choix seulement de pièces impériales qui est entré dans le plan de ces publications, si importantes d’ailleurs et si justement estimées. Mais divers travaux imprimés à Hanovre, et notamment le Registrum de M. Sudendorf, et des copies exécutées pour nous à Turin, ont réussi à compléter ce qui pouvait nous manquer sur ces deux points.

Il est sans doute inutile d’avertir que les manuscrits des principales bibliothèques de l’Europe ont été de notre part l’objet d’un examen non moins attentif. Les ressources pourtant si nombreuses et si variées qu’offre en ce genre la Bibliothèque impériale de Paris, ne pouvaient suffire pour un travail tel que le nôtre. De Gênes à Salerne, de Rome à Venise, aussi bien que de Bruxelles à Breslau et de Vienne à Strasbourg, nous avons recueilli à chaque station de notre route une ample moisson de textes, de variantes et de notes. Les difficultés même qui nous avaient arrêté aux Archives de Rome et de Vienne ont été levées en partie à la Vaticane et complétement en ce qui concerne la Bibliothèque impériale de Vienne. Les manuscrits du British Museum, de la Bodléienne, et ceux que sir Thomas Phillipps communique si obligeamment à ses hôtes de Middle-Hill, nous ont aussi fourni des matériaux intéressants.

Ces longues recherches ont permis de former ainsi un répertoire d’environ trois mille documents authentiques, dont près d’un tiers était resté inédit. Du moins quand nous avons cru publier une pièce pour la première fois, nous l’avons annoncé sans prétendre que le