Page:Historia diplomatica Friderici secundi - Préface et introduction.djvu/20

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nous avons comparées entre elles; et nous joignons à cette indication les renseignements que nous avons pu recueillir sur la nature de la charte, sa rédaction, les sceaux qui y ont été ou y sont encore appendus ou appliqués, les actes postérieurs qui l’ont ou confirmée ou vidimée. Ces observations critiques ne sont pas sans importance pour établir ou contrôler l’authenticité du document.

Au surplus nous avons eu soin d’éclaircir dans la mesure de nos forces les questions difficiles de chronologie, d’histoire et de géographie qui pouvaient offrir de l’intérêt soit au point de vue de l’histoire générale, soit pour le parti à tirer de la pièce en elle-même. C’est le but des notes placées au bas des pages et que nous avons cherché à rendre aussi peu nombreuses et aussi courtes que possible. Une collection de chartes n’est pas une œuvre originale où l’auteur doit appuyer ses assertions sur des citations et des preuves qui établissent sa parfaite sincérité. Mais le premier devoir comme la principale difficulté pour des éditeurs est de donner des textes lisibles et corrects. Toutes les fois qu’il nous a été possible de confronter les diverses sources que nous citons, le travail de collation a été fait, sinon avec minutie, du moins avec une attention scrupuleuse. Nous avons noté les principales variantes aussi bien que les restitutions que nous proposions, en ne négligeant pas d’avertir le lecteur, même pour les passages qui nous semblaient pouvoir être corrigés sans hésitation.

C’est ici le lieu de faire connaître quels principes nous avons cru devoir adopter pour l’orthographe des documents. Il n’est pas inutile de rappeler d’abord que sur les originaux l’orthographe n’est pas fixe dans l’emploi de certaines formes qui peuvent paraître archaïques et qui ne sont que bizarres: telles que optinere, nichil, quatinus, inrita, cottidiana, cohroborare, quandam, eundem, etc. Aussi en maintenant quelquefois ces formes dans la transcription des originaux, avons-nous couramment reproduit l’orthographe