Page:Huard - Labrador et Anticosti, 1897.djvu/128

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
112
LABRADOR ET ANTICOSTI

cours d’eau n’est navigable que l’espace de quelques milles ; des rapides l’obstruent ensuite. — On comprend qu’il faut recourir aux canots pour communiquer entre les deux parties du village, en attendant que la navigation aérienne soit praticable, ou que le gouvernement construise ici un pont qui devrait, avoir une belle longueur. Mais, sans doute, le bois dont on fera ce pont n’a pas encore commencé à croître ; le fer dont on se servira sera longtemps encore à l’état de minerai dans une mine qui n’est peut-être pas encore découverte. Quoi qu’il en soit, les bureaux de la poste et du télégraphe étant sur la presqu’île, le présent état de choses est assez incommode pour les habitants de la terre ferme, au moins durant la belle saison. Sur cette presqu’île est la résidence du surintendant de la ligue télégraphique de la Côte Nord, M. Émile Têtu.


Huard - Labrador et Anticosti, 1897 (page 114 crop).jpg
ESTUAIRE DE LA RIVIÈRE PENTECÔTE.

(Photog. par l’Auteur.)


Il ne se fait guère de culture ici, pas plus que dans les autres localités que nous venons de parcourir. On a pourtant