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MOISIE — RIVIÈRE-AUX-GRAINES

dont le caractère ne ressemble en rien à ce que nous voyons aujourd’hui. D’abord, le village actuel est bâti sur le côté ouest de l’embouchure de la rivière ; ses maisons ne sont pas construites sur une seule ligne, comme c’est le cas pour tous les villages de la Côte, mais elles sont placées en plusieurs rangs, comme dans les villes, quoique assez distantes les unes des autres. Les rues de la petite ville ne ressemblent pas, sans doute, à des boulevards, tant elles sont étroites ; disons que c’est une ville de l’Orient. Le sable mouvant qui les recouvre rend les promenades à pied fort fatigantes. Or, il y a un quart de siècle, quatre familles seulement résidaient ici. En ce temps-là, Moisie était principalement sur le côté est de la rivière, et son nom était bien connu dans le monde de l’industrie. C’est que, à cette époque, il y avait là un grand établissement industriel, qui remplissait d’espoir tous ceux qui s’intéressent au progrès commercial de notre pays. En un mot, c’était le temps des forges de Moisie.


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MOISIE.

(Côté ouest de la rivière.)


Jusque vers 1865, personne ne résidait là. Seulement, l’été, il y venait des gens de Gaspé et de Saint-Thomas de Montmagny, pour faire la pêche à la morue.

On savait que, à certains endroits du rivage de Moisie surtout et de quelques autres endroits de la Côte, il y a en énorme